Évaluation des compétences et certifications

La France est un pays où diplômes et titres constituent des références majeures aussi bien pour les individus que pour les entreprises, le marché du travail et les rapports sociaux. Traditionnellement conçus comme l’indice d’une qualification à venir sur le marché du travail par l’acquisition d’un niveau de connaissances, les diplômes et titres technologiques et professionnels sont devenus les garants de la maîtrise de compétences sous l’effet de la loi de modernisation sociale de 2002 introduisant la VAE.

Ils constituent désormais un vaste ensemble composite de « certifications » toutes revues à l’aune des compétences et regroupées dans un registre commun : le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Avec la loi du 5 Mars 2014 concernant le Compte Personnel de Formation (CPF), c’est la première fois que la notion de « bloc de compétences » est mentionnée dans un texte législatif. On est donc en droit de se poser la question de la consistance de ce nouveau concept et de la logique de construction des blocs de compétences, mais aussi, et surtout, de son intérêt pour les individus et pour le monde économique, ainsi que de ses conséquences sur les systèmes de certification et de formation existants.

L’AFDET, concernée par les formations et les certifications professionnelles en lien avec l’économie et l’emploi, s’est tout de suite emparée de ces questions et a entrepris, en collaboration avec le Céreq, de faire un premier état des lieux de la mise en place des blocs de compétences.

Les différentes contributions qui composent le rapport proposé dans ce dossier apportent chacune un éclairage sur la problématique des blocs de compétences.

Une première partie « les blocs de compétence : un concept nouveau dans un contexte mouvant » revisite un certain nombre de concepts qui s’attachent à la certification, notamment celui de qualification

Une deuxième partie aborde les stratégies et les pratiques des certificateurs, à partir des investigations conduites et des positions exprimées.

Ainsi, en prenant appui sur les investigations conduites et les positions exprimées, le rapport tente d’apporter dès à présent au débat public des éléments de compréhension et de réflexion sur l’usage que les certificateurs font des blocs de compétences, en mettant en évidence les avancées du processus de « découpage » et les « pratiques » de construction.Il met aussi l’accent sur les limites de cette démarche et les risques encourus.

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